CAMPAÑA DEL EQUIPO ARGENTINO DE ANTROPOLOGÍA FORENSE
CAMPAGNE DE L'ÉQUIPE ARGENTINE D'ANTHROPOLOGIE-LÉGALE

Desde hace más de 27 años, el Equipo Argentino de Antropología Forense (EAAF) trabaja en la búsqueda e identificación de los restos de víctimas de desaparición forzada  en la Argentina durante el período 1974-1983.

Hasta ahora se han logrado identificar alrededor de 450 personas. Se trata de un trabajo lento y meticuloso, que contempla la posibilidad de realizar análisis genéticos para comparar los perfiles de ADN obtenidos de los restos exhumados en distintas sepulturas del país, con los perfiles de la sangre de familiares.

Hasta hace tres años, por cuestiones económicas, no había sido posible realizar análisis genéticos a los restos de más de 600 personas que ya había exhumado el EAAF, y compararlos con las muestras de sangre de los familiares. Sólo cuando había una hipótesis de identidad por investigación, se enviaban muestras al laboratorio LIDMO en la ciudad de Córdoba (Argentina) para hacer análisis de ADN y corroborar la identidad. Esto ha hecho que se pueda ir identificando a muchas personas, pero el ritmo era muy lento.

Desde el 2007 a la actualidad, el EAAF obtuvo el presupuesto para poder hacer por fin análisis genéticos a mayor escala, y poder enviar a un laboratorio más de 900 muestras de hueso y cerca de 7.200 muestras de sangre, para ser comparadas. Hasta el momento se logró identificar a 210 personas pero faltan muchas más.

Por eso se decidió convocar a la mayor cantidad de familiares posibles  para poder seguir realizando comparaciones. En el marco del Proyecto Iniciativa Latinoamericana para la Identificación de Desaparecidos (ILID), en octubre del 2007, se firmó un convenio con la Secretaría de DDHH y el Ministerio de Salud, para armar una red a nivel nacional y tener posibilidad de cubrir todo el país, ya que para el Equipo hubiera sido imposible realizarlo en tan poco tiempo. Ahora existe un banco de muestras de sangre de familiares, con tres copias de cada muestra: una que va a quedar en custodia de la Secretaría de Derechos Humanos de la Nación, otra en custodia del EAAF y la tercera que se envía al laboratorio para su análisis.

Las muestras de sangre se toman en un secante especial que permite su traslado y almacenamiento por muchos años sin necesidad de un tratamiento especial. Todas las muestras se codifican con un código de barras, para que al enviarlas al laboratorio genético se preserve la confidencialidad de su origen, en cuanto a la identidad del donante y de las víctimas. Es decir, en ningún momento el laboratorio genético conocerá la identidad de los familiares ni las víctimas
Debido a que muchos familiares residen en el extranjero, el Equipo Argentino de Antropología Forense (EAAF) ha solicitado a la Cancillería Argentina su colaboración para poder también llegar a ellos. En el caso de Francia, se cuenta también con el apoyo de la Embajada Argentina y del Colectivo Argentino. 
El EAAF manifestó su interés en poder recibir en la Embajada Argentina en París, entre el 5 y el 7 de diciembre de 2011, a los familiares de personas detenidas-desaparecidas en la Argentina durante 1974 y 1983 para tomarles las muestras de sangre. Luego, esas muestras  serán enviadas por vía diplomática al banco de sangre del EAAF-SDHN.
Así, se tomarán las muestras de sangre en la Embajada Argentina: 6, rue Cimarosa 75016 París, los días 5, 6 y 7 de diciembre de 2011.
La Embajada Argentina ha puesto a disposición dos líneas de teléfono directas para consultas y para solicitud de turno: 01.44.05.27.10 o 01.44.05.27.23 y el e-mail: efran@mrecic.gov.ar
La toma de las muestras es sencilla. Los familiares sólo tienen que aportar un documento de identidad (argentino o francés). No es necesario presentar documentación sobre la denuncia de desaparición o certificar el parentesco, simplemente con su documento de identidad, se tomarán los datos básicos del caso, y la muestra de sangre. No es necesario venir en ayunas, ni tener cuidado con la ingesta de alcohol o medicamentos, nada de esto influye en el análisis genético. Se toma una pequeña cantidad de sangre que se deposita sobre los secantes codificados con el código de barras, y se le pide que llene un formulario con el consentimiento informado para usar esa muestra en la búsqueda del familiar desaparecido. Se entregará una copia de ese formulario al interesado, con el código de barras correspondiente.
Lo ideal es disponer de tres familiares cercanos para realizar el análisis genético comparativo con los restos. Por ello es posible que se solicite al interesado completar el parentesco con otros familiares.
Todo el proceso es gratuito. Ni la toma de la muestra ni los análisis genéticos supondrán gasto alguno para los familiares.
Por favor, les agradecemos que difundan esta información entre todos los familiares de personas desaparecidas que conozcan que puedan estar interesados.

 

Version française

L’Équipe Argentine d’Anthropologie Médico-légale (EAAF) travaille depuis plus de 27 ans à la recherche et à l’identification des restes des personnes disparues en Argentine durant la période 1974-1983.

A l’heure actuelle, environ 450 personnes ont pu être ainsi identifiées. C’est un travail lent et minutieux qui comporte la réalisation d’analyses génétiques afin de comparer les profils ADN obtenus à partir des restes exhumés dans différents lieux de sépulture du pays avec les profils du sang des membres de la famille des disparus.

Jusqu’à il y a trois ans et pour des raisons économiques, il n’a pas été possible d’effectuer des analyses génétiques des restes de plus de 600 personnes que l’EAAF avait exhumés pour les comparer avec les échantillons de sang des membres de leur famille. Ce n’était qu’une fois l’hypothèse d’identité posée grâce aux investigations menées que les échantillons de sang pouvaient être envoyés au laboratoire LIDMO de la ville de Córdoba (Argentine) pour effectuer une analyse d’ADN et confirmer l’identité. Ceci a permis peu à peu d’identifier de nombreuses personnes mais cette procédure était très lente.

Depuis 2007, l’Équipe Argentine d’Anthropologie Médico-légale (EAAF) a obtenu le budget nécessaire pour réaliser des analyses génétiques à grande échelle. Elle a ainsi pu envoyer à un laboratoire plus de 900 échantillons d’os et près de 7.200 échantillons de sang afin d’être comparés. Jusqu’à aujourd’hui, 210 personnes ont pu être identifiées mais il reste encore beaucoup d’autres identifications à faire.

C’est la raison pour laquelle l’EAAF a décidé de convoquer un plus grand nombre de familles de disparus afin de poursuivre ces comparaisons. Dans le cadre du Projet d’Initiative Latino-américaine pour l’Identification de Disparus (ILID), une convention a été signée, en octobre 2007, avec le Secrétariat aux Droits de l’Homme et le Ministère de la Santé argentins afin de créer un réseau au niveau national, permettant de couvrir tout le pays, ce que l’EAAF n’aurait pas pu faire en si peu de temps. Il existe à l’heure actuelle une banque de sang des membres de la famille des disparus avec trois copies pour chaque échantillon : un échantillon reste sous la bonne garde du Secrétariat aux Droits de l’Homme de la Nation, un autre échantillon sous la garde de l’EAAF et le troisième est envoyé au laboratoire pour analyse.

Les prélèvements sanguins sont déposés sur papier buvard spécial permettant leur transport et stockage durant plusieurs années sans qu’il soit nécessaire d’appliquer un traitement spécial. Tous ces prélèvements sont codifiés avec un code barre afin de garantir la confidentialité quant à l’identité des donneurs et des victimes au moment de les envoyer au laboratoire d’analyses génétiques. Autrement dit, à aucun moment le laboratoire ne pourra connaître l’identité des victimes et des membres de la famille des disparus.

Compte tenu du fait que plusieurs membres de la famille des disparus habitent actuellement à l’étranger, l’EAAF a demandé la collaboration du Ministère des Relations Extérieures pour pouvoir les contacter. En France notamment, l’Ambassade d’Argentine et le Collectif Argentin ont également donné leur appui.

L’EAAF a souhaité que l’Ambassade d’Argentine à Paris puisse recevoir entre le 5 et le 7 décembre 2011 les membres de la famille des personnes détenues-disparues en Argentine entre 1974 et 1983 pour une prise de sang. Ensuite, ces prélèvements sanguins seront envoyés par voie diplomatique à la banque de sang de l’EAAF-SDHN.

Ainsi, les 5, 6 et 7 décembre 2011, dans des horaires à confirmer, des prises de sang seront effectuées à Ambassade d’Argentine : 6, rue Cimarosa 75016 Paris.

L’Ambassade a mis à disposition deux lignes téléphoniques directes pour toute information complémentaire et pour une demande de rendez-vous : 01.44.05.27.10 ou 01.44.05.27.23  et l’e-mail : efran@mrecic.gov.ar

Les échantillons de sang sont prélevés par une simple prise de sang. La famille concernée doit se présenter munie d’un document d’identité (argentin ou français). Il n’est pas nécessaire d’apporter les documents concernant la plainte pour disparition ou de certifier le lien de parenté. Un document d’identité et une prise de sang sont suffisants. Il n’est pas nécessaire non plus de venir à jeun ou d’éviter la prise de boissons alcoolisées ou de médicaments car cela n’a pas d’incidence sur l’analyse génétique.

Une petite prise de sang est effectuée et déposée sur papier buvard codifié par code barre. Il faut remplir en outre un formulaire de consentement éclairé pour l’utilisation de cet échantillon pour la recherche de la personne disparue. Une copie de ce formulaire sera remise à l’intéressé avec le code barre correspondant.

La situation idéale est de pouvoir disposer des échantillons de trois membres de la famille proche de la personne disparue afin d’effectuer une analyse génétique comparative avec les restes humains exhumés. C’est pourquoi il pourra être demandé à l’intéressé de compléter le lien de parenté avec d’autres membres de la famille.

Toute cette procédure est gratuite. Aucun paiement ne sera demandé pour la prise de sang ni pour les analyses génétiques.

Nous vous prions de bien vouloir diffuser cette information parmi les membres de la famille des personnes disparues susceptibles d’être intéressés à effectuer cette démarche.