PRINCIPAUX SECTEURS D'ACTIVITÉ

Retrouvez dans cet article une analyse sectorielle de l'économie Argentine

L'économie Argentine est traditionnellement basée sur l'agriculture qui constitue environ 10% du PIB. Néanmoins, les secteurs de l'industrie et des services se sont considérablement développés ces dernières années. Ils contribuent respectivement à 35% et 55% du PIB. L'Argentine possède les atouts nécessaires pour résister aux difficultés: : son agriculture orientée vers les exportations attire les investissements étrangers, son sol abonde de ressources naturelles considérables (cuivre, gaz, pétrole), sa main-d'oeuvre est qualifiée et concurrentielle.

L'agriculture

L’agriculture emploie 9,4% des actifs et contribue à 10% du PIB. Le secteur, de plus en plus diversifié, est suffisamment riche pour fournir les denrées nécessaires à la consommation intérieure et assure les trois quarts de la valeur des exportations.L’essentiel de la production agricole (blé, maïs, soja, sorgho, tournesol, arachide) est fourni par la région très fertile de la Pampa. Les zones irriguées, depuis le río Negro jusqu’à la province de Jujuy, au nord, en passant par Mendoza, San Juan et Tucumán, sont de précieuses régions productrices de fruits, de légumes, de canne à sucre, de coton et de vignes.

L’Argentine se place au quatrième rang mondial pour la production de vins. Elle occupe également la troisième place pour la production de soja 8consitué à 90% par du soja transgénique9 , le cinquième rang mondial pour le maïs.

Les bois les plus exploités sont l’orme, le saule, pour la production de cellulose, le quebracho blanc, utilisé comme combustible, le quebracho rouge, qui fournit du tanin, et le cèdre, pour l’industrie du meuble. Cependant, les surfaces boisées (33 021 000 ha), situées dans des régions montagneuses, sont relativement inexploitées.
De même, le secteur de la pêche, au potentiel considérable, n’est pas encore exploité à plein régime, même si la production a augmenté régulièrement depuis vingt ans. Dans les eaux argentines, les prises de poissons ont représenté, en 2004, 953 260 t — principalement des merluches, des anchois, des maquereaux et des dorades.

Mines et industrie

Le secteur secondaire occupe un quart de la population active et contribuait à 34,8% du PIB en 2003. L’exploitation minière joue un rôle assez peu important dans l’économie argentine, bien que le pays dispose d’importantes ressources en pétrole, en houille et en métaux.

En 1994, la production de pétrole (issue aux trois quarts des gisements de Patagonie) représentait tout de même 23 millions de tonnes, une quantité amplement suffisante pour couvrir l’essentiel des besoins du pays. Le gaz naturel est également produit en quantité importante. À un degré moindre, l’or, l’argent, le cuivre, le plomb, le zinc, le fer, l’étain, le tungstène, le mica, l’uranium et la pierre à chaux sont aussi exploités

L’industrie, très diversifiée, est concentrée autour de Buenos Aires et sur les rives du fleuve Paraná. L’industrie agroalimentaire est à la fois la plus ancienne et la plus importante du pays. Avec l’introduction du soja transgénique au début des années 2000, elle a trouvé un nouveau souffle, le pays devenant le premier exportateur mondial d’huile et de farine de soja. L’industrie textile se situe en seconde position. L’Argentine fabrique également des articles en caoutchouc, du ciment, des produits chimiques, du papier, du plastique et des dérivés du pétrole. La production d’acier se développe rapidement et les industries automobile et électronique s’implantent progressivement.

 

L’Argentine dispose d’importantes ressources hydroélectriques. Ainsi, dans les années 1970 et 1980, une politique de grands travaux a été mise en place pour construire des barrages (par exemple, celui de Yacireta, sur le fleuve Paraná). Aujourd`hui, 40% de la production d’électricité est d’origine hydroélectrique, 9% d’origine nucléaire, les 51% restants étant produits dans des centrales thermiques.