MALOUINES: SITUATION ACTUELLE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE -  Buenos Aires, le 3 janvier 2012

Le 3 janvier 1833, les  Îles Malouines ont été occupées par les forces britanniques qui ont délogé la population et les autorités argentines qui y étaient légitimement installées, en les remplaçant par des sujets de la puissance occupante. La République argentine a immédiatement protesté contre cet acte de force illégitime qui continue d’exister, sans qu’il y ait été consenti à aucun moment

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Le gouvernement argentin réaffirme, une fois de plus, les droits imprescriptibles de souveraineté de la République argentine sur les Îles Malouines, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants, qui font partie intégrante de son territoire national.


L’occupation coloniale britannique illégitime, qui dure depuis 179 ans déjà, est aggravée par un mépris provocateur et constant du droit international qui se manifeste par le refus permanent du Royaume-Uni de renouer les négociations sur la souveraineté conformément au mandat en vigueur des Nations Unies, prévu par la Résolution 2065 (XX) de l’Assemblée Générale et ratifié par neuf résolutions consécutives. Cette illégitimité est accentuée par la présence de la base militaire installée dans l’Atlantique Sud, en prétextant de faux besoins de défense, ainsi que par le réalisation constante d’activités unilatérales illégitimes dans la zone contestée. Ces activités sont contraires aux résolutions pertinentes de l’Assemblée Générale des Nations Unies et comprennent la spoliation, portant atteinte au droit international, des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables de la zone et l’organisation d’exercices militaires, y compris le lancement de missiles depuis les Îles Malouines.


La région a unanimement rejeté la présence militaire britannique dans l’Atlantique Sud et a exprimé sa préoccupation face aux activités unilatérales mentionnées, à travers divers déclarations lors des sommets des Présidents des États-parties du MERCOSUR et des États associés, de l’UNASUR, de la Communauté d’États latino-américains et des Caraïbes (CELAC) et du Sommet ibéro-américain.
D’autres régions se sont également exprimées en faveur de la reprise des négociations, dont le Sommet Amérique du Sud - Pays arabes (ASPA), le Sommet Amérique du Sud - Afrique (ASA) et le G-77/Chine.

Le gouvernement argentin réitère, une fois de plus, et alors que la spoliation dure depuis 179 ans maintenant, sa volonté permanente et sincère de renouer le processus de négociations bilatérales avec le Royaume-Uni, comme le demande la Communauté internationale, afin de trouver une solution pacifique et définitive au conflit de souveraineté et, de cette façon, mettre un terme à une situation anachronique, incompatible avec l’évolution du monde actuel postcolonial.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE -  Buenos Aires, le 3 janvier 2011

Le 3 janvier 1833, il y a 178 ans, des forces britanniques ont occupé les Îles Malouines en chassant en même temps les habitants et les autorités argentines qui y étaient légitimement établies. Cet acte de force donna lieu à une protestation immédiate et ne fut jamais accepté par la République Argentine. Cette occupation dure depuis lors.

Le Gouvernement argentin tient à réaffirmer encore une fois les droits imprescriptibles de souveraineté de la République Argentine sur les Îles Malouines, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud ainsi que sur les espaces maritimes environnants, qui font partie du territoire national argentin.

La République Argentine et le Royaume-Uni ont souscrit des arrangements bilatéraux provisionnels sur des questions pratiques afférentes à l’Atlantique Sud, sous la formule de sauvegarde de souveraineté, inclues dans des successives déclarations conjointes et des échanges de notes dans le but de coopérer en vue de créer les conditions propices à la reprise des négociations de souveraineté.

Nonobstant, persiste la réticence du Royaume-Uni à aborder la question de la souveraineté. Persiste aussi la réalisation répétée d’actes unilatéraux de la part du Royaume-Uni dans la zone objet du différend. Ces actes unilatéraux illégaux comprennent des activités d’exploitation et d’exploration de ressources naturelles renouvelables et non renouvelables, ainsi que des exercices militaires, qui incluent des lancements de missiles depuis les Îles Malouines en dérogation aux normes de sécurité de la navigation adoptées dans le cadre de l'Organisation Maritime Internationale. Ces actes unilatéraux ont été remis en question par des organisations régionales et bi-régionales, telles que le MERCOSUR, l’UNASUR, le Groupe de Rio, le Sommet de l'Amérique Latine et les Caraïbes et le Sommet Ibéro-américain.

Ces activités britanniques constituent un obstacle insurmontable à la poursuite et au développement de la coopération bilatérale dans le cadre de ces arrangements provisionnels du fait qu’elles enfreignent leur esprit et leur texte ainsi que la Résolution 31/49 de l'Assemblée Générale des Nations Unies qui prie instamment les deux parties de s'abstenir d'adopter des décisions comportant l'introduction de modifications unilatérales à cette situation alors que les Îles traversent le processus recommandé par les résolutions pertinentes.

La République Argentine trouve incompréhensible le refus britannique à aborder la question de fond en vue de trouver une solution pacifique et définitive du différend de souveraineté, conformément au mandat de la communauté internationale et réitère encore une fois sa disposition permanente et sincère à reprendre le processus de négociation bilatérale avec le Royaume-Uni en vue de parvenir à une solution définitive du différend de souveraineté et de mettre fin à une situation coloniale anachronique incompatible avec l'évolution du monde moderne.

COMMUNIQUE DE PRESSE -   Buenos Aires, le 10 juin 2010 

            Le 10 juin, “Jour de l'affirmation des droits argentins sur les Malouines, Iles et Secteur Antarctique”, la Nation Argentine commémore la date de création, en 1829, du “Commandement Politique et Militaire des Iles Malouines et adjacentes au Cap Horn de la Mer Atlantique” par Décret du Gouverneur par intérim de la Province de Buenos Aires, Brigadier Général Martín Rodriguez.

            Depuis ses origines en tant que Nation indépendante, la République Argentine a manifesté dans ses actes de gouvernement l'exercice effectif de sa souveraineté sur les territoires australs et les espaces maritimes hérités de l'Espagne.

            Le Gouvernement argentin n'a jamais cessé de réaffirmer ses titres légitimes sur les Iles et a cherché à garantir le respect des lois pour une meilleure protection des activités de la population résidante, argentine et d'origine étrangère. Un cadre institutionnel approprié a été ainsi créé en vue de la réalisation du projet colonisateur lancé par M. Luis Vernet, Gouverneur des Iles Malouines.

            L'exercice effectif de la souveraineté a été interrompu le 3 janvier 1833 avec l'occupation des Iles Malouines par les forces britanniques, qui ont expulsé la population et les autorités argentines installées, pour les remplacer par des sujets britanniques.

            Le peuple et le gouvernement argentins n'ont jamais consenti à cet acte de force et ratifient aujourd'hui le mandat historique, consacré par la Disposition Transitoire Première de la Constitution Nationale, et la détermination permanente et irrenonçable de récupérer les îles par la voie pacifique de négociations diplomatiques en vue du plein exercice de la souveraineté sur les Iles Malouines, Georgias du Sud et Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants. Cet objectif est une politique d'Etat et répond au souhait collectif du peuple de la Nation Argentine.

            En ce qui concerne la situation actuelle, conséquence des activités unilatérales illégales  d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures dans la zone occupée de façon illégitime par le Royaume-Uni, le Gouvernement argentin réaffirme son autorité exclusive pour établir les conditions rendant possibles les activités portant sur les hydrocarbures dans les zones de la plateforme continentale argentine. Par conséquent, toute prétention de vouloir autoriser ces activités n'émanant pas du Gouvernement argentin est un acte illicite, aussi bien au regard du droit argentin que du droit international.

            La revendication argentine de ces territoires et espaces maritimes australs est appuyée par les pays de notre région. Différents organismes et forums internationaux, parmi lesquels l'Organisation des Nations Unies, l'Organisation des Etats Américains, les Sommets Ibéroaméricains, la Zone de Paix et de Coopération de l'Atlantique Sud, les Sommets Amérique du Sud – Pays Arabes, le Sommet Amérique du Sud – Afrique, le Groupe de Rio et le Sommet Amérique Latine – Caraïbes reconnaissent l'existence de la dispute de souveraineté et appellent les deux parties à reprendre le processus de négociation.

            Le Gouvernement de la République Argentine réitère aujourd'hui sa volonté permanente de reprendre les négociations visant à une solution pacifique et définitive de la dispute de souveraineté dans la Question des Iles Malouines. Malheureusement, jusqu'à présent, un refus persistant et injustifié de la part du Gouvernement du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et de l'Irlande du Nord perpétue l'anachronisme d'une situation coloniale incompatible avec l'époque actuelle.

                                                                               

« Déclaration Conjointe à propos des Îles Malouines

Le 3 août 2010, Mme Cristina Fernández de Kirchner, Présidente de la République Argentine, et M. Luiz Inácio Lula da Silva, Président de la République Fédérative du Brésil, ont participé à une réunion de travail dans la ville de San Juan, en République Argentine. À cette occasion : le Président de la République Fédérative du Brésil a réitéré l'appui donné par son pays aux droits légitimes de la République Argentine dans le différend de souveraineté concernant les Îles Malouines, Géorgie du Sud, Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants. Cette position repose sur la longue tradition diplomatique brésilienne de soutien à la réclamation argentine dont l'antécédent historique remonte à 1833, date à laquelle l'Argentine fut expulsée par la force du territoire des Îles Malouines.

La Présidente de la République Argentine a remercié l'appui permanent du Brésil à propos de cette question si sensible et, tout particulièrement, l'appui donné par le Président Luiz Inácio Lula da Silva lors du Sommet de l'Unité, le 23 février dernier.

De même, les deux Présidents ont souligné que les activités hydrocarburifères illégales déployées par le Royaume-Uni sur la plateforme continentale argentine sont des actions unilatérales incompatibles avec les résolutions prises par les Nations Unies à ce sujet et que ces activités ne contribuent en aucune façon à parvenir à une solution définitive du différend.

Dans ce sens, ils ont rappelé l'intérêt régional de trouver le plus tôt possible une solution pacifique et définitive au long différend de souveraineé entre la République Argentine et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et ce, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies et aux déclarations de l'Organisation des États Américains, du MERCOSUR et des autres forums régionaux et multilatéraux.

Les deux Présidents ont réitéré, en outre, que la prétention de considérer ces archipels comme des pays et des territoires auxquels on peut appliquer le régime d'association d'outre-mer de l'Union Européenne est également incompatible avec l'existence d'un différend de souveraineté les concernant.

San Juan, République Argentine, le 3 août 2010 »