MUSÉE DU LIBERTADOR SAN MARTÍN

113, Grande-rue
62200 Boulogne-sur-Mer
Tel 03 21 31 54 65 Fax 03 21 83 10 88

 

LE MUSÉE SERA FERMÉ
PENDANT LA PÉRIODE ESTIVALE
DU 5 AU 25 JUILLET 2011

HORAIRES D'OUVERTURE
DU MARDI AU SAMEDI
DE 10H À 12H ET DE 14H À 18H

 

EL MUSEO ESTARÁ CERRADO DURANTE LAS VACACIONES DE VERANO DEL 5 AL 25 DE JULIO 2011

HORARIOS DE VISITA
DE MARTES A SÁBADO
DE 10HS A 12HS Y DE 14HS A 18HS

 

 

L'actuel Musée occupe la maison où le Général José de San Martín mourut le 17 août 1850, aprés avoir passé ses derniers mois de vie à Boulogne-sur-Mer accompagné de sa fille Mercedes et de son beau-fils Mariano Balcarce. L'immeuble fut acheté en avril 1926 par le Ministre Plénipotenciaire Federico Alvarez de Toledo, en représentation de l'Etat argentin, aux descendants de l'avocat Adolphe Gérard, moyennant la somme de 400 mille francs. Cet achat fut possible grâce aux fonds obtenus par souscription directe réalisée dans les écoles de l'Argentine. Le Musée relève à présent du Ministère des Relations Extérieures, du Commerce International et du Culte et se trouve donc sous la dépendance directe de l'Ambassade de la République Argentine en France.

Maître Gérard avait loué au Général San Martín le deuxième étage de sa maison, sise au 105 de la Grande Rue (aujourd'hui 113). Il le décrit dans une chronique de l'époque comme un "gentil vieillard, de grande taille, que ni l'âge, ni les tracas, ni les douleurs physiques n'avait pu fléchir. Ses traits étaient expressifs et sympathiques, son regard pénétrant et alerte, ses manières aimables et il était très instruit. Il savait et parlait couramment le français, l'anglais, l'italien, et bien sûr l'espagnol ; et il avait lu tout ce que l'on pouvait lire. Sa conversation, facilement joviale, était l'une des plus attrayantes que l'on pouvait entendre. Sa bienfaisance était sans limites… »

 

San Martín arriva à Boulogne-sur-Mer en juin 1848 cherchant à s'éloigner des mouvements révolutionnaires qui éclatèrent à Paris et qui prirent fin avec l'abdication de Louis-Philippe et la proclamation de la Deuxième République. Il aimait se promener dans le jardin de Tintilleries, sur les rivages de la Liane et faire des pèlerinages au campement de Boulogne suivant les traces de Napoléon qu'il admirait énormément malgré l'avoir combattu pendant la guerre d'Espagne. Trois écrits, de sa fille, de son beau-fils et de son ami Félix Frías, sont de précieux témoignages des derniers moments vécus par le Général San Martín. Le premier Conservateur du Musée fut Julio Bambillo (1928). Par la suite, l'immeuble fut le siège du Consulat argentin jusqu'en 1966. À partir de cette date, les Conservateurs qui se sont occupés de l'entretien et de la réception du public ont été successivement : Mme. María Marta Delpierre (1967/1976), MM. José Antonio Insausti (1977/1987), Juan Carlos Grupalli (1988/1999) et Gabriel Quiroga (2000).
Il existe aussi à Boulogne-sur-Mer deux autres endroits qui évoquent la mémoire de San Martín : le Monument équestre sur l'avenue qui longe la mer, oeuvre du sculpteur français Henri Alluard, inauguré le 24 octobre 1909, et la Crypte de la Cathédrale de la ville où sa dépouille resta pendant onze ans jusqu'à son transfert au cimetière de Brunoy, aux alentours de Paris. L'Ambassade d'Argentine en France organise régulièrement différentes activités culturelles au siège du Musée : concerts de musique classique, conférences et expositions. En outre, des commémorations sont périodiquement célébrées et des hommages sont rendus à la mémoire du Général. La ville de Boulogne-sur-Mer et le Musée sont devenus un véritable lieu de pèlerinage pour de nombreux Argentins. Enfin, il y a lieu de signaler que le Cercle Historique San Martín, présidé par M. Pierre Camusat, siège au Musée. Il est composé de cinquante membres qui depuis 1993 oeuvrent pour conserver vivante la mémoire du Général José de San Martín